LAX – Chapitre 2 (Short Story en 4 actes)

Comment eu-je pu refuser à une bouche si parfaite?

Je partais donc à l’aventure avec des gens qui une demi-heure plus tôt n’étaient que de simples inconnus; pourtant, je ne pouvais m’empêcher de constater une forme de familiarité, j’étais parfaitement à l’aise avec eux. Comme s’ils faisaient parti de ma “long lost tribe”.

Nous sortîmes du hall et nous dirigeâmes vers le parking. Les voitures américaines, me paraissait toujours énormes comparées aux voitures françaises: je les voyais comme ces gros paquebots qui traversent la Méditerranée – comparées au “pétalugue” de mon grand père. Certaines même sautillaient comme des lapins ; enfin, dans les clips de Snoop Dogg et Dr. Dre – on appelait ces dernieres des lowriders. Depuis mon arrivée en Californie, je scrutais les avenues dans l’espoir d’apercevoir un de ces spécimens, et peut-être même en prendre une en photo. Malencontreusement, la chance n’avait pas été au rendez-vous et mon séjour dans l’ensemble n’avait pas été à la hauteur de mes attentes, sans doute, du par le manque de diversité des amis de Linda. 

Le carrosse de Kojo, bien que blanc, n’était qu’une simple berline qui à vu d’oeil avait un bon nombre années à son actif. Je m’asseyais sur le siege arrière. Ou allions nous? Aucune idée? Un kidnapping n’avait même jamais frôler mon esprit, bless my soul. J’étais trop contente pour penser a ce genre de chose. J’imaginais déjà que les amis de Kojo étaient plus dans le style Living Single que Friends – West Coast edition. Nous roulions pendant un peu moins d’une demi heure et arrivâmes devant une maison similaire à celles que j’avais déjà vu dans certains films Noir américains. Dès notre sortie de la voitures, des odeurs de viandes grillées et de friture envahissaient mes narines et engendrait en moi une fringale insoupçonnée – me rappelant que je n’avais pas encore eu de véritable repas de la journée – juste quelques cookies et un thé (je n’avais pu trouver de café buvable durant tout mon séjour).

De là où nous étions, j’entendais déjà la musique mêlée aux voix et rires des invités. Un tas d’émotions traversaient alors mon corps: j’éprouvais à la fois de l’excitement, mais aussi une sorte l’apprehension: oui, j’étais venu ici avec l’espoir de trouver mon père biologique – enfin du moins la personne dont le mon apparaissait sur mon acte de naissance – et n’ayant pu assouvir cette quête, avais tout de même espéré découvrir et vivre un semblant dans la culture que je croyais mienne – une culture qui jusqu’à présent ne s’était présentée à moi que sous forme de clips Hip Hop, Soul et RnB, films  et series Noires américaines et donc des tonnes d’aprioris, comme je le découvrirait des années plus tard.  Même si pendant mon séjour, j’avais été sur le tournage du clip de Enrique Iglesias, promené à Santa Monica et Venice Beach, fait du shopping sur Melrose Avenue, pris des photos à Malibu – (choses que je trouvais exceptionnelles), une partie de moi felt like i something was missing, comme si – le fait de n’avoir réellement interagi avec aucunes personnes noires tronquait une partie de mon experience. Clôturerai-je ce séjour en beauté? La main de Kojo sur mon épaule me ramena à la réalité. Il était près de moi. A l’apprehension, se mêlaient maintenant les hormones. Je ne pouvait rien y faire… alors je lui sourit et fit de mon mieux pour garder mon calme. 

“Are you Ok?” 

“Yeah, I am just a little shy”

Awa couru vers un groupe de deux jeunes filles qui m’exclamèrent de joie quand ils la virent. Cela me mis un peu mal a l’aise, sans doute car cela me rappelait que personne n’avait jamais eu ce genre de réaction à mon encontre, un enjouement spontané à mon égard. Etait-ce par pudeur que ceux qui m’entouraient n’avait jamais eu ce genre de comportements? Sans doute, les gens sont bien moins “performatif” en France. Kojo et moi nous approchâmes du trio et fûmes accueillis avec une énergie similaire. It felt good to be welcomed as such – for no other reasons we were here. Instantanément cet accueil permit de dissiper quelques tensions. 

-“This is Daphné, she’s on the same flight to Paris as Awa – she’ll help her get on the right flight once in Paris” 

– “Hi, nice to meet you” repondirent-elles en unison.

Tout comme Awa, et malgré leurs ongles manucurés et cheveux parfaitement coiffés, les jeunes filles que l’on venait de me presenter dégageaient une candeur éclatante. Jamila et Rana, étaient soeurs. Elles avaient la même complexion mais leur trait de visages différaient complement l’une de l’autre. Je me demandais un instant si comme mon prof de math, les gens les confondaient l’une pour l’autre. Kojo me demanda si j’allais bien 

– “I’m okay”

Il m’annonça que nous étions donc chez son meilleur ami – DeVante (I swear I am not making this up*) 

– “ok come on, let’s go”. 

Nous nous dirigeâmes vers le backyard. Mon coeur battait la chamade. Moi qui pensais le matin même repartir bredouille d’experiences “afro-culturelles”, pouvais désormais noyer ma déception dans un verre de punch: wishes did come true, in the Land of the Free, and God was showing me she got my back! Soudain, les couleurs semblaient plus riches, la musique plus entrainante et l’enjouement des gens contagieux. Kojo me présenta à plusieurs personnes dont j’oubliait la moitié des prénoms. Il s’échappa une instant me laissant avec tant bien que mal avec une dame qui d’après Kojo était la tante de Devanté, mais dont le visage n’arborait aucun passage du temps. J’avais du mal comprendre. Elle me dit: “You are so pretty, you know who you look like: Halle berry” 

j’avais encore plus de mal comprendre: mais de quoi parlait-elle? 

“I am sorry I do not understand” 

“You know the actress Halle Berry?”

Peut-être que mon anglais n’était pas si mauvais que ca âpres tout. Kojo revint avec une assiette en papier remplit d’un monticule de nourriture; Je souris et acceptais l’offrande. 

“Don’t she look like Halle?”

Il m’observa quelques secondes puis dit: 

“I’d said more like Jada”. Pendant qu’ils débattaient, j’auscultait méticuleusement mon plat. Je distinguais certains aliments: il y avait du poulet frit. Peut être des patates? un gratin de pates? puis quelque chose qui ressemblait à des l’épinard, mais qui n’en était pas. Devant mon visage interloqué Kojo m’expliquait gentiment la composition de mon assiette: 

“Fried chicken, Mac and Cheese, potato salad and Collard Greene – I hope you like it” – ce sourire, sigh

“Well, we’re about to find out”. 

C’était la première fois que je mangeait “soul food”, et mes papilles gustatives n’était pas déçues. C’était différent et nouveau, certes, mais je retrouvé dans ces mets des saveurs familières qui me confortaient et me rappelaient combien je préférai les plats fait maison aux surgelés. Ce n’était pas mal du tout: tellement meilleur que les plats dont j’avais été sujette les semaines précédentes. L’après-midi passât et il était presque l’heure de repartir à l’aéroport; je m’excusais et parti utilisé les toilettes à l’intérieur de la maison. Dans le salon, une télé à l’écran le plus gigantesque que j’ai vue de ma vie prenait la plus grande partie du mur; l’image était pristine. Awa, Jamila et Rana étaient assises sur le canapé en train de manger des popcorn. D’un coup Rana s’exclama: 

“Be quiet – the new Destiny’s Child video is about to air.” 

Curieuse, je m’arrêtais dans mon élan, ma vessie n’aura qu’a bien se tenir. Je connaissait ce groupe. Ces filles avaient sorties quelques années plus tôt le remix d’une de leur chanson featuring le rappeur des Fuggees, Wyclef Jean. A l’époque je me souviens avoir vu le clip chez ma copine Sofia, puis entendu la chanson en boite. Un veritable tube, j’était donc excitée de voir ce nouveau clip. Un salon de coiffure à l’architecture moderne – une jeune fille, splendide. Elle s’embrouille avec son gavalo: apparemment un soucis avec la voiture… Les regards réprobateurs des clientes en disent long sur leurs pensées… un harpsichord? La chanteuse – je crois Beyoncé il me semble, parait énervée, mais cela ne l’empêche pas de mettre les rouleaux à sa cliente. Les américaines sont vraiment professionnelles… jusqu’a ce qu’elle commencent à danser au milieu du salon. Ce n est qu’un clip après tout… Un tas d’emotions m’envahissent et des questions viennent en moi: comment avoir les cheveux aussi long et si raide? Moi qui n’ose pas mettre des shorts à cause de mes cuisses et mollets, je trouve les rondeurs magnifiques sur elle. Ou puis-je me procurer des shorts comme ceux la? Pendant 4 minutes, les neurones de mon cerveau sont en ébullition. La vie est parfois pleine de situation inattendues. Qui aurait cru que lors de mon dernier jour à Los Angeles, durant mes dernières heures sur le sol américain, j’aurai enfin l’opportunité de me plonger dans une telle experience? J’en avais presque oublié mon vol pour Paris…

Kojo nous annonça qu’il était temps de prendre la route afin d’éviter les embouteillages. Un jeune homme que j’avais remarqué dès mon arrivée mais qui, apparemment, n’avait pas osé venir me parler plus tôt, s’avança et complimenta mon apparence. La première chose qui me marquait était son teint parfait parsemé de quelques taches de rousseurs: moi qui passaient des heures à m’occuper de ma peau, j’enviait ceux qui semblaient justement de pas avoir de soucis de ce coté la. Il avait des tatouages colorés sur ses bras aux tons verts et bleus, sur le thème de la mer. Une sirène, un marin, des vagues… Malgré ne jamais avoir été attirée par les tatouages, j’appréciai grandement “the artistry”. Il avait une voix grave et sensuelle, un ton “laid back” et des yeux en amandes couleur noisette – c’était dur de me concentrer sur ce qu’il disait. Je compris que son nom était Lonnie, et il m’offrait une cassette mixtape que son groupe de rap avait enregistré: 

-“This is an exclusive record – real West Coast Hip Hop!”. Braga-il. 

J’étais plus dans la musique East Coast, mais je ne voulais pas être impolie – De plus, cela ne pouvait heurter ma culture Hip-Hop! Il avait inscrit son adresse a l’intérieur de la pochette et me fit promettre de lui envoyer une carte avec mes commentaires sur son flow une fois que j’aurais écouter la cassette. 

-“I promise!”. Je le remerciait – et lui donnais un hug d’au revoir. 

C’était le moment des adieux. Je me demandais si la famille que je n’avais pas trouvé ressemblait à ça: s’ils faisaient des barbecues entre amis avec de la musique, de la bonne bouffe, des rires et disputes, accueillaient les étrangers comme moi comme s’ils et elles étaient un des leurs.

Sur le chemin du retour, j’avais le coeur gros: remplit de gratitude pour cette belle journée. J’étais aussi un déçue qu’il ait fallu attendre mes dernières heures – et une panne d’avion pour vivre ce genre d’experience. A notre arriver a LAX, alors que nous marchions vers le hall d’entrée, Kojo me demanda pourquoi j’étais soudain si silencieuse. Je n’avais pas les mots pour articuler toutes les émotions qui simultanément m’animaient à ce moment – ces dernières heures en sa compagnie et celle de ses amis avaient été l’un des moments les plus mémorables de mon voyage. 

-“I wish we met earlier and so I could have experienced this type of LA” Kojo turned around et avec un sourire en coin s’exclama: 

– “Maybe you should stick around a bit longer then

Je réprimais presque instantanément mon envie d’accepter ce qui semblait comme une invitation. La tentation était grande, mais je ne pouvais pas ne pas rentrer. Du haut de mes 18 ans et 11 mois, il ne m’était pas venu à l’esprit qu’il plaisantait. Dans mon élan, j’énumérais mentalement les raisons pour lesquelles c’était impossible: mon billet était non-échangeable et non remboursable, et je n’avais pas les moyens d’en acheter un autre – parlant d’argent, j’avais vraiment fait des emplettes sur Melrose et je n’en avais presque plus. J’avais promis à ma copine d’aller avec elle a la soirée Mister Black au Florida Palace le samedi en rentrant- avais-je mentionner qu’il était beaucoup plus âgé que moi! Finalement, aurai-je le courage de faire quelque chose d’aussi audacieux. Je ris nerveusement afin pour cacher mon désarroi.

Dans le hall d’attente, les passagers de notre vol étaient agglutinés au comptoir d’embarquement. Une française complètement exacerbée par l’attente, essayait tant bien que mal de se plaindre au pauvre agent d’escale qui balbutiait des excuses incomprehensible dans une langue de Molière douteuse. Après un quart d’heure d’attente on nous annonçât que le vol était annulé et que nous partirions le lendemain à 5 heures du matin. Des shuttles nous attendaient à la porte et nous accompagneraient à l’hôtel ou nous passerions la nuit. Je ne pouvais m’empêcher de penser que l’Univers conspirait peut être en ma faveur.

LAX – Chapitre 1 (Short Story en 4 actes)

Nous arrivâmes à l’aéroport de LAX vers midi. Nous avions passé les trois dernières semaines à chercher l’homme dont le nom apparaissait sur mon acte de naissance, recherches vaines qui nous avaient menées jusqu’à San Francisco. Nous nous y étions rendus en autocar. En y repensant, je me demande maintenant pourquoi. Pourquoi n’avions-nous pas loué une voiture et conduit le long du pacifique? Pourquoi ne nous étions-nous pas laissés charmer par ses paysages formidables, au lieu de se taper 500 miles en bus? Sans doute une question d’argent… 

“Darling, I have to go now. Alberto is double parked and I can’t have him waiting on me for too long. You gon’ be ok, right?” Me laissait-elle le choix de ne pas l’être? Bien sûr que je pouvais me débrouiller seule. Après tout, j’avais bientôt 19 ans! Et d’ailleurs ne m’étais-je pas débrouillée seule avant ça? Quand lors de mon vol d’entrer sur le territoire américain je m’étais fait escorter, puis questionner par les officiers de l’immigration à mon escale d’Atlanta: 

Why are you here?” Pourquoi tant d’acharnement? Et pour quelles raisons avais été interrogée de la sorte? Moi qui pensais que mon passeport “Kainri” me préserverait de ce “genre de traitement”. On m’avait relâché juste à temps pour attraper ma correspondance.

– “Darling?”

Je souris 

– “Yes, I’m gonna be fine”.

“Ok then. You have a nice flight, and say hi to your mom and grandma for me!”

Elle me serra dans ses bras frêles, puis fit demi tour avant de s’évanouir dans la foule.

Je me retrouvais donc au milieu de l’aéroport de Los Angeles “LAX” avec ma valise et mon sac à dos. Je me dirigeais vers le comptoir d’enregistrement et confiais ma valise à l’agent d’escale, puis après obtention de mon billet m’avançait vers le waiting area, pour m’asseoir en attendant l’embarquement. Je commençai à feuilleter le dernier exemplaire d’Essence Magazine que j’avais acheté la semaine précédente et patiemment sauvegardé pour le vol. Sur la couverture, le regard envoûtant de la rappeuse Foxy Brown me fixait: m’était-il destiné ou était-ce une manière d’imposer sa beauté implacable au monde entier? Lésée par mon manque de vocabulaire, mon intérêt se transféra naturellement page après page en une multitude de femmes au milles complexions, de la cannelle au bois de cerisier, en passant par le cappuccino, leur coiffures variées et manucurées à souhait. Des beautés singulières, tant par leur diversité consciencieusement saupoudrée à travers les pages colorées du magasine que par la luminosité de leur regard franc et assuré. Des beautés qui pourtant ne trouvaient que rarement le chemin de magasines féminins français comme Biba ou encore 20 ans, d’où mon intérêt accru pour ce type de publications qui réconfortaient mon égo et me permettaient de sortir d’une invisibilité enracinée dans l’indifférence.

Au lycée, plusieurs fois le professeur de math m’avait confondu avec une autre élève qui ne me ressemblait aucunement. Chaque fois qu’il se trompait, et que je le reprenais, il prétextait que nous nous ressemblions comme des sœurs. Cependant, nos seules similarités se résumaient à l’intensité de nos complexités respectives et l’apparence texturielle de nos cheveux. Il arrivait pourtant à différencier Audrey et Nathalie, qui étaient des jumelles dizygotes. Sans pouvoir éloquemment l’articuler, ces lapsus récurrents qui au début m’interpellaient, s’étaient progressivement transformés en une frustration telle, qu’un jour en rentrant des cours j’attrapais une paire de ciseaux et coupait des années de pousse, priant après coup qu’une boite défrisant suffirait à me donner des airs d’Halle Berry.

Je survolais les pages, obnubilée par ces magnifiques photos de célébrités noires américaines, de modèles pour produits capillaires, cornant méticuleusement les pages sur lesquelles je retournerais une fois dans l’avion avec mon mini Larousse français-anglais; “Supermodel Tyra Banks tells us how she achieves and maintain her dynamic do’s” était sans équivoque l’un de ces articles… J’étais donc plongée dans mon étude préliminaire, quand un sentiment étrange et pénétrant m’envahit. Un homme, un regard pareil au regard des statues, assis près de moi, m’interpella d’une voix calme et grave. Était-ce la providence qui m’envoyait enfin un inconnu pour qui mon cœur transparent cesserait d’être un problème? Malgré les conseils de ma meilleure amie, je ne pus m’empêcher de lui sourire, avec un peu trop d’enjouement. Peut-être qu’en Amérique les règles de drague étaient différentes, qu’en savait-elle? Mon sourire l’encourageât sans doute à m’adresser la parole. Il commença par son prénom: Kojo. Je pensais à Jodeci. Cependant, ses intentions différaient des miennes: il avait juste besoin d’un service, à mon plus grand désarroi. Je compris qu’il était bien plus âgé que moi quand il m’informa que sa fille de 15 ans, Awa, prenait le même vol que moi. Kojo était originaire du Ghana; il avait récemment repris ses études d’ingénieur et conséquemment décidé d’envoyer cette dernière terminer sa scolarité là-bas, pour qu’elle soit plus encadrée et qu’il puisse se focaliser sur ses études. C’était la première fois que Awa prenait l’avion seule et il se demandait si j’aurai la gentillesse de jeter un coup d’œil sur elle et la diriger vers sa correspondance pour Accra à l’arrivée sur Paris, ou du moins jusqu’à ce que nos chemins se séparent. Comment aurais-je pu refuser à une bouche si parfaite? J’acceptait cette responsabilité, feignant un enthousiasme sans pareil et avec une conviction digne d’Hilary Banks, je lui assurais qu’il n’avait pas à s’inquiéter “Of course, don’t worry about it, she can stay with me”: une véritable américaine! 

Quelques minutes plus tard, Awa retournée du stand avec un sac remplit de friandises et chips en tout genre. Malgré sa grande taille et son air assuré, je reconnaissais bien après quelques échanges cette insouciance propre à l’adolescence. Une désinvolture familière, me rappelant qui j’étais n’il y a de ça que quelques années. En si peu de temps les choses avaient bien changées, et ces derniers temps les aspects de ma vie compliquée m’avaient responsabilisé et engendré en moi un fort désir d’appartenance.

Le vol avait du retard et après une demi heure d’attente, la compagnie nous annonça qu’un problème mécanique décalerait notre départ de quatre heures. Je dissimulai mon allégresse sous un soupir inquiet: quelques heures supplémentaires avec Kojo ne pouvait pas être si désagréable… Il s’approcha et m’annonça qu’au lieu d’attendre à l’aéroport, Awa et lui allaient à un barbecue chez un ami. J’eu un pincement de coeur… il en était peut être mieux ainsi.

“Oh ok, well have fun” désappointée, je m’apprête à retourner à mon siège quand Kojo m’interpella:

– “Hey, why don’t you come with us?”

Coloring Book of Black Hairstyles: 16 Illustrations for Kids

*Don’t forget your FREE Coloring page download at the end of the post*

Do you remember my Black History Month Drawing challenge where I created illustrations featuring a little girl rocking different Black Hairstyles? Well, guess what? It is now a coloring book!

From Black History Month Challenge to Coloring Book Project

In February I challenged myself by participating in visual artist Vashti Harrison Instagram #28DaysOfBlackHair Challenge. At first of course, I was highly motivated but as the weeks went by, days got busy, and things became harder for me – Nonetheless, I am very proud to say that I was able to create more than half of the illustrations You can check out the process in this blog post.

A few weeks ago, while clearing some space off my computer, and going over some files, I revisited the illustrations and thought it would be a great idea to make these illustrations as a coloring book for children. There is never enough material representing children of color and I truly wanted to contribute to it.

The Process of Creating the Coloring Book

All the illustrations were in color so I had to recolor the artwork in illustrator. I also had to adjust some of the illustrations and rearrange the styles. Overall, it took me a couple of days to remove the colors.

After all the drawings were ready, I had to create the coloring book cover, as well as the inside layout from scratch using Adobe Illustrator. The result: a Coloring Book of Black Hairstyles featuring 16 Illustrations for Children! Take a look at some of the cover and some of the illustrations

Where can I purchase this Coloring Book?

Here!

Like my other coloring books (Coloring Books for Grown Ups and Les Meufs) you can now get this coloring book on Amazon (click on the link to be redirected to the page):

https://www.amazon.com/dp/B0BLGH1674

This would make a fun gift for a little girl or boy who enjoys coloring! In the meantime, you can download this coloring page!

Thank you for supporting independent artists.

December 2022 and January 2023 Exhibits at the Coral Springs Library!

A few months ago, while bringing back books at the library and noticed some artists showing their art in the lobby area. I thought that would be a great idea to inquire about it, and I did. Little did I dream I would land two months of exhibiting at my local library!

My First Exhibits!

These exhibits (Yes, this is not a typo: I am showing at two locations) will be my first ones, so this is a big deal. To be frank, I am still debating which pieces will be shown but I have to finalize my list soon because I only have a bit more than 10 days left to prepare it all!

Where and When are the Exhibits?

I am very excited to introduce a couple of my collections – Dotted (including dotted circles as well as my figurative dotted paintings) as well as Elated Strokes at the @browardlibrary this upcoming December 2022 and January 2023!

December 1-31st it will be at the Northwest Regional Library, in Coral Springs, FL (on University) and January 3rd-31st 2023 at the Regional Broward College Library in Coconut Creek, FL.

Daphné Essiet exhibition poster at the Coral Spring, FL Library

There will be of course my dotted circles, but also some of my figurative portraits (including Grace Jones’).

Special Announcements

Here are some of the art (the one I know for sure will be showing) I will be showcasing!

Will Viewer be able to purchase?

Unfortunately, I am not able to give any prices at the library; however, you can contact me privately by email and check out my Saatchi for more information.

I hope I will see you soon and don’t forget to tag me if you go and check out my paintings at the Coral Springs Library!

Dotted Circles: The Digital Take!

Scarcity and struggle are (often) the cradle of creativity.

What Prompted me to Create New Digital Art?

A few weeks ago I was approached by a company that wanted to license some of my pieces they had found on Saatchi. They required high-definition photographs of my art for printing. I have been meaning to invest in a DSLR camera for years but there has always been “something” coming up: you know… LIFE

For a few days, I tried to figure out ways or find someone who could lend me a camera; unfortunately, I was unsuccessful at it. Frustrated, yet determined to find solutions, I decided to look for other options: maybe I could edit some pictures digitally with Photoshop and Lightroom, and get better quality pictures? It still was not good enough for the company.

How did I Create a new Collection of Digital Paintings?

Finally, I thought I decided to see if I could do something in Adobe Illustrator. After all, this is the tool I am the most comfortable with and pretty skilled if I may say so myself. I started to brainstorm and after spending a few days trying out new things I was able to come up with digital versions of my dotted circles. Here’s my take:

Of course, they are a bit different from my originals (that was expected) but I have to say I love the result! I was so excited that I printed a few and have them for sale at the Sistrunk Kollective!

What do you think?

*If you have seen my acrylic painting on Saatchi, maybe you will recognize some of them and then some*

For updates follow me on Instagram!

Illustrations for Local Spa in Delray Beach, FL

A month ago I went to an entrepreneur meet-up at Vegan Fine Body, a local shop in Boca Raton that carries my Epurée Collection Notebooks.

Business Ladies Meet and Greet!

It is always nice to meet like-minded ladies in the area, a great way to network and make new friends! From this meeting alone, I was able to connect with Mallory Hopes, a health and wellness professional focused on Yoga with whom we organized a contest, and many other great ladies.

That day I also met Stacy, owner of Peaceful Beauty Spa in Delray Beach, and we decided to collaborate on a series of illustrations for her Spa. She wanted a variety of women represented in different Spa + Peaceful situations.

First Business Collab for Delray Beach Spa

After doing some research on Pinterest as well as pictures she sent me from previous photoshoots, we finally decided on the images I would reinvent. Here are the results:

I also create used one of my symmetrical designs to create a new 52 Weeks of Gratitude Journal you can now find exclusively at her store or online on Amazon!

I can’t wait to collaborate with even more people in the area.

Let me know what you think 😉

“Sip + Shop” with us at Cyth & Co. Oakland Park, FL

Next week Saturday come “Sip + Shop” with us at Cyth & Co. {pronounced KiTH}⚜️ @cythco in Oakland Park, FL (3446 NE 12th Av.) from 11 to 2pm along with other local vendors: @thehauteandhoney @roxycesscreations @flwr_pao

Hope to see you there!

Honeymoon Love Commission in Gold Black and White

Subscribe to my newsletter: http://bit.ly/gn

stylized illustration of a couple wedding depiction

Last year I was commissioned by a dear friend of mine to draw one of her wedding pictures.

Of course it was a bit daunting because I had never done that type of work, but I felt I could definitely give it a show.

I have to say, I impressed myself with this one! Not only did I love the artistry, I also enjoyed the experience of creating a piece that portrayed L.O.V.E was even better is that she loved it!

Needless to say, she also enjoyed it ❤️

Check out the close ups!

Daphné Mia Essiet © All rights reserved.

News: I am the New SistrunKollective Member in Fort Lauderdale, Florida

I am really excited to announce that I am now the newest member of the SistrunKollective.

The SistrunKollective is a Co-op style retail boutique featuring merchandise by local artisans and entrepreneurs. The boutique is located inside the Sistrunk Marketplace (10 top-quality restaurants food court), 115 NW 6th Street in Fort Lauderdale’s  Art District.

This basically means that each member pays part of the rent and in exchange has their own display. The “Kollective” allows each artist to display their items. With a wide range ranges of goodies from jewelry to handmade candles, hats, clothes, and of course (in my case) stationery it is a prime spot to stop by whenever you enjoy some time at the Sistrunk Marketplace Food Hall and Brewery! You can find the entire list of the vendors here.

Take a Look at my Display

Postcards

Featuring five illustrations from my latest collection, All That Pop. The postcards are 5×7 and come in a white blank envelope. You can also frame it and make it a “mini-poster”.

Notebooks

Journal your toughs and feelings, take notes, write lists, sketch, brainstorm ideas, doodle, document your feelings thoughts, and ideas or write songs, it is up to you to fill this diary!

  • Cover Finish: Matte or Glossy
  • Lined or Dotted
  • Perfectly bound glued spine
  • White Paper

Coloring Book

Also available on Amazon

Coloring is a great way to relax and restore. Take a “Zen-Break” and instantly break free from the stresses of everyday life, away from the million tasks and responsibilities of your to-do list. This coloring book is original for all coloring fans.

This book contains 50 original and unique symmetric zen doodles with blank back pages, so you are sure to be able to color with the confidence of not ruining your masterpiece due to bleed-through on the page.

  • 50 unique coloring pages, no-repeat
  • Single-sided print to prevent bleed-through
  • Great with pencils and Crayolas
  • White Paper, 90 GSM
  • Size: 8.5 x 8.5in pages
  • High-resolution printing

Perfect gift for experienced colorists/colorers looking for a little challenge!

Poetry book

Thoughts and feels of a woman in her mid-30s emerging and merging into the woman she was always meant to be.
#OnLustLoveAndEverythingInBetween
 Fifty curated poems I wrote between 2015 and 2019 plus a series of 4 short thought essay pieces.

Specialty Prompted Notebook/Logs

From gratitude journals, Kanji practice notebooks, and ukulele tabs, through primary composition notebooks for early writing learners, I got you! You even have an updated planner, in case you would like to get better organized!

Framed Mini Posters

Mainly prints from my newly created NFT Collection “Les Meufs” with some additional prints from other collections, framed and ready to be hung in your living room, office space, or bedroom. Their square shape (8x8in. frame for a 5x5in. illustration) are perfect if you are into tiles arrangements.

Posters

Mainly illustrations from my newest collection “All That Pop”, but also some oldies! Sizes are 12×16 or 11×17. Come wrapped in plastic with a kraft paper board backing.

Original Paintings

I created these pieces during the first lockdown, this one exactly 2 years ago, in May 2020. Painting truly helped me cope with the loneliness, fear, and everything that was going on in the world, at this time. If you come close enough you’ll become mesmerized by the detailed work, where each acrylic dot was painted, so to cover the surface of the canvas.

I hope you will get the chance to come by and see all of these “IRL”

Thank you!

So, I Launched My First NFT Collection: Les Meufs

Back when I was a kid, I used to collect and be obsessed with Panini stickers. I can remember when once, one of my uncles (or was it my grandpa?) came home with at least 50 packets of cards (each containing 6 stickers). The thrill of opening the packets and then looking for the corresponding page and place in my booklet is unequaled to this day. The highlight of my youth, is probably an understatement! Subsequently, I collected stamps and other trinkets, but nothing as exciting as the panini stickers.

Well, the process of creating these NFTs, reminded me of my childhood.

But What is an NFT?

Don’t worry, you are not alone.

Here is the Wikipedia definition: “A non-fungible token (NFT) is a non-interchangeable unit of data stored on a blockchain, a form of digital ledger, that can be sold and traded. Types of NFT data units may be associated with digital files such as photos, videos, and audio.”

Still confused? Here I gathered a couple of videos that IMO will do a better job than I will ever do:

Today, the majority of NFT creators are males, but I can see how, in the future – more and more women and artists from all horizons will be interested in creating these!

Les Meufs (the girls in Parisian slang) is an NFT collection of women who love bold colors and fantastic fashion.

Here are my first ones, which you can digitally purchase on Opensea

Not ready for NFTs? No problems – if you’d like to purchase these actual beauties as posters for your office or living room, head to my website (and be patient while I am uploading them) if there is one you are specifically interested in, please let me know and I will prioritize!

Pourquoi Je N’utilise Plus le Terme Métis(se)”

Avant tout, je pense qu’il est important de préciser que je crois en une seule race: la race humaine, mais que dans le contexte ci-dessous, je définis les race en tant que construction sociale qui affecte celles et ceux qui sont catégorisés de “racisées”. Les valeurs de chacun sont à prendre en considération car si elles sont sincères et ne s’inscrive pas dans une politique de respectabilité/sont performatives donne une meilleure idée du caractère des gens que leur origines. Finalement, meme si j’ai pris quelques classes sur le sujet, je ne suis pas une sociologue ou une universitaire.

Je fais partie de ceux qui pensent que la sémantique est importante et que le poids des mots façonne notre façon de penser et donc de nous comporter les uns envers les autres.

Récemment, lors de l’une de mes expédition Youtube – ou – I went down the rabbit hole – je suis tombée par hazard sur une video ou des jeunes filles parlaient de leur expérience de femmes “métisses”. Cela m’a bien sûr interpelé étant moi-même considérée comme telle. Cependant, plus je les entendais prononcer ce mot, plus mon malaise grandissait, sans pourtant pouvoir en articuler les raisons profondes. J’avais sans doute lu ou entendu lors de mon éducation des choses qui m’avaient marquées, et qui avait au fil du temps malgré s’être estompées dans ma memoire, laissaient place au sentiment de mal-être. Etant quelqu’un de curieux, je décidais donc d’explorer les raisons pour lesquelles ce terme me dérangeait autant. Mon malaise était-il justifié, ou mon ressentiment avait-il lieu d’être?

Tout d’abord, je comprends que dans le vocabulaire courant le mot “métis(se)” est utilisé afin de définir toute sorte de mélange, qu’il soit culturel, racial ou ethnique. Je ne l’entends pas comme cela: je l’utilise exclusivement pour les hommes ou les femmes issues d’une union noire/blanc et c’est de cela dont je traiterai ici. Chacun est bien entendu libre de l’utiliser comme bon lui semble. De plus, j’ai passé mes années formative en France mais habite aux Etats Unis depuis l’age de 23 ans, cela fait maintenant plus de 17 ans. Je pense que c’est un détail que je me dois de divulguer, car très important pour expliquer la logique de mon raisonnement personnel. C’est ici que j’ai pu en grande parti m’affranchir de certaines attentes sociétales qui m’avaient été inculquées, pour la plupart à mon insu, grandissant en France. Une prise de conscience quant aux limitations que j’avais internalisé au fil des années non seulement en tant que femme, mais aussi en tant que personne racisée. Principalement, dans le cadre de l’éducation supérieure que j’ai pu recevoir ici – et l’étude de textes historiques et de société notamment à travers des classes comme African-American Studies, People+Power & Politics, et Advanced French Literature (ou nous étudions en grande partie les auteurs issue de la diaspora noire).

A partir du moment où mon prisme s’est élargie, j’ai commencé à voir les choses sous une autre perspective. Par exemple, j’ai une véritable passion pour les arts et en particulier pour la musique; il coule donc de source que l’agrandissement de mes connaissance m’ai encouragé et permis de postérieurement redécouvrir des musiques Pop, Hip Hop et RnB américains qui avaient bercés mon enfance et adolescence dans les années 80 et 90 – mais qui avec la barrière de la langue et sans réel contextes historique et sociétal n’avait eu qu’un impact partiel. Comment aurai-je pu savoir que la chanson “Happy Birthday” de Stevie Wonder était une manière de popularisé l’anniversaire du Dr Martin Luther King Jr, l’une des figures emblématique du Civil Right Movement, en afin que la date de son anniversaire soit reconnue comme fête nationale aux Etats Unis? Ou que dans “Redemption Song” de Bob Marley cite l’extrait d’un discours de l’activiste panafricain originaire de Jamaique Marcus Garvey, donné en 1937 (We are going to emancipate ourselves from mental slavery because whilst others might free the body, none but ourselves can free the mind. Mind is your only ruler, sovereign. The man who is not able to develop and use his mind is bound to be the slave of the other man who uses his mind …)? Je me rendais compte à ce moment là que les artistes n’avaient pas que pour but de divertir leur public, mais également de faire réfléchir ceux qui les écoutaient, dénoncer les injustices et faire un état des lieux: de planter des semences qui sous des circonstances favorable pourraient fleurir. Plus tard, j’ai également revisiter de textes de Rap et RnB français (je pense notamment aux albums de iAm, NTM, la B.O de la Haine, ou les Nubians, pour n’en citer que quelques uns) qui avec le recul me parlent désormais encore plus.

J’ai continué mon processus d’apprentissage à travers le cinéma, la littérature afro-féministe, psychologique, sociologique et sociétales, romans et autobiographiques, podcasts, émissions télévisées (merci Youtube), et plus récemment l’art visue, tant d’outils qui m’ont permis de peaufiner ma vision afin de recalibrer et recontextualiser mes experiences et developer une sensibilité sur certaines thématiques pertinentes aux inégalités en général. Finalement, il va sans dire que mon expérience personnelle fut elle aussi un atout qui me permis d’analyser mes progrès, in real time.

Pour en revenir a mon sujet initial, c’est dans cette optique que je considère le terme “métisse”.

Aux Etats Unis le terme “métisse” n’a pas lieu d’être. Pendant 400 ans d’esclavages, les violences sexuelles envers les femmes asservies étaient parties courantes, conduisant a de nombreuses naissances d’enfants issus de ces viols. De ce fait, la quasi majorité des noirs américains ont quelque part dans leur généalogie une ascendance Européenne. La loi du “One Drop Rule” dictant que toute personnes ayant ne serait-ce qu’un ancêtre d’origine Africaine soit légalement catégorisé de “noir(e)” – fut instauré afin de bloquer l’accès aux droits fondamentaux exclusivement octroyés aux blancs, comme le droit succession, l’accès a la propriété, le droit de vote, la citoyenneté etc… pour que quand bien même un exclavagiste aurait voulu reconnaitre s ou ses progénitures, il n’en aurait pas eu la possibilité. C’est pour cette raison que des personnalités comme Mariah Carey, Tracy Ellis Ross, Lenny Kravitz, Alicia Keys ou encore Jennifer Beals sont considérées comme noires.

En français, Le terme “métis(se)” vient du mot espagnol “mestizo” qui avait pour but de qualifié les enfants issus d’unions entre autochtones et espagnols dans les Amériques, (*different de mulâtre, terme pour définir les enfants des noirs et espagnols) terme plus tard adopté dans les Antilles françaises. C’est donc un qualificatif qui s’inscrit dans l’idéologie racialiste, un mode de classification fondé sur la notion de race apparu en Europe au milieu du xixe siècle, crée par les colons afin de caster socialement les individus selon leur proximité à la blanchité ou la negritude, et je ne veux pas utiliser un mot inventé par des colons pour hiérarchiser et minimiser mon humanité, et établir une domination.

Deuxièmement, je considère ce mot ayant une connotation exotifié et les individus perçus dans cette catégorie fétichisés; Tout en restant noir(e), la femme ou l’homme le/la métis(se) peut se rapprocher d’un standard de beauté plus eurocentrique de par la couleur de sa peau, ses traits, la texture de ses cheveux, et recevoir un traitement privilégié par rapport aux personnes plus foncées. J’ai mainte fois entendu comme réflection “les enfants métisses étaient trop beaux”, ce qui malgré l’intention des gens – de donner un compliment – s’inscrit pour moi dans une logique négrophobe. A cela s’ajoute le phénomène des personnes non-noires adoptant les codes de la communauté noire et mimiquant des traits physiques afin d’être perçu(e)s comme noires ou métisse (voir Kardashian et blackfishing).

Finalement, je parlerais des conséquence de l’adulations des noir(e)s-américains en France. Que ce soit de la part des blancs comme des celle des noirs (ou autres), les noirs américains, de Joséphine Baker à Beyoncé – en passant par Denzel Washington ou encore Will Smith, crée un veritable engouement. En effet, pour les raisons érigés plus haut, ces individus ont en general des caractéristiques physiques moins prononcés, accuplé a l’hégémonie américaine – accentués par des series comme le Cosby Show dans les années 80 et le Prince de Bel Air dans les années 90 – qui dépeint les vies à succès de ces individus – rendent leur négritude plus acceptables dans l’inconscient collectif, et ceux perçus comme “métis(se)” plus souvent comparés à ces “idéaux”.

En definitive, après avoir analysée les raisons pour lesquelles ce mot me déplais, je le banni sans crier gare de mon vocabulaire, car je considère que c’est un terme colonial qui contribue de la négrophobie.

February 2022 and the 28 Days Of Black Hair Challenge

This past February month, in honor of Black History Month 2022, visual artist Vashti Harrison initiated a Black Hairstyle Illustration Challenge on Instagram #28DaysOfBlackHair – to celebrate Black Hair’s beauty and versatility. I decided to participate (although haven’t completed all entries)

The Idea: Black Girl Illustration

Initially, I created this girl character for a children’s book I would like to develop. I came across the online challenge and thought this would be a great incentive for me to be consistent in my process and a way to come up with different ideas.

In the Black community, hair has always been a way of expressing oneself. In the past years, the natural hair movement has reached mainstream media and more people have become more familiar with it and aware of some of the challenges we have been facing in terms of fascination and discrimination

I believe that representation matters and because of my personal history, I have always enjoyed and felt compelled to work on art that showcases Black hair.

The Process of Creating the Character

I worked in both Procreate and Illustrator. Because I had already created a multitude of facial expressions for this character, I would focus on the hair, poses, and outfits on the day to day basis.

Once I was done researching and drawing in Procreate, I would export the black and white outline as a PNG in order to digitize it as a “Black and White Logo” vector in Illustrator. Once this was completed, it would be time to “assemble” the hair of the day with the body/outfit, make some adjustments (resize, redraw some things), then expand its appearance and add colors and patterns for a final look.

Finally, I would add the hairstyle using the same font each day (Epicursive Script) and export it to post it on Instagram. 

I was also able to repurpose some of my previous work for this project. For instance, I used  my Afropop patterns on some of the outfits (I used them on the cover of the notebooks I created for Amazon as well as my interior design collection from my website)

Last Words on 28 days Challenge

This was a fun project, and I plan on completing all the remaining entries at some point as it will not only give me a lot of practice but also a multitude of character poses to choose from!

Stay tuned for upcoming projects!

New This Month: February 2022

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Here are this month’s highlights. Feel free to reach out should you have any questions!

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1. Stationery

In French, épuré(e) could translate as “Sleek and stylish”. This is exactly what this line of notebooks stands for. Clean and minimalist, the 7×10 notebooks are perfect to track your life’s progress, practice, and help you live a healthier lifestyle.

2. Coloring Book and Children Composition Notebook

Here’s my first “Coloring Book for Grown-Ups“. I also updated the cover of my Afro Fairies Primary Composition Notebook!

3. Online Boutique

Noting new this month, but it is worth checking out my sweaters!

See you next month!

Sleek & Stylish: Introducing the Épurée Stationery Collection, by Daphné Essiet

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2 minutes read.

I don’t know what came first: my love for writing or my excitement with paper goods: all I know is that the possibility of pouring my soul on paper is something that fills me with joy. I love to travel and each time I have the opportunity to find cute notebooks or other goodies, I spend away all my pocket money!

Making my own notebooks was something I wanted to do since I started my artistic journey and as soon as I found out how to, I decided to go for it. I have created many covers inspired by my African and Afropean roots, such as Afro-Pop Collection with original “Nü African Patterns”, or Afro Fairies Collection (click here to view)

and I thought that I could also create something more minimalist in themes and color.

The Meaning

In French, épuré(e) could translate as “Sleek and stylish”. This is exactly what this line of notebooks stands for. Clean and minimalist, the 7×10 notebooks are perfect to track your life’s progress, practice, and help you live a healthier lifestyle.

Here’s a list of the available journal in this collection so far:

They are available for purchase on Amazon

Here are some previews:

What kind of logs/journals are you interested in? Let me know in the comment section and stay tuned for more!

Daphné

Happy Valentine’s Day! Free Download 🤍

It’s Valentine’s Day and I am here for it!

I haven’t always celebrated Valentine’s Day or Galentine’s Day but as I become wiser in experiences, I feel like any opportunity is worth celebrating.

This year, I wanted to gift you something unique so here’s an exclusive illustration you can download, print and color for your friends!

If you decide to share the final coloring on Instagram, please remember to tag me @daphneessiet

You DO NOT have my permission to resell, modify, distribute or share the uncolored product with anyone in any form.

Please download the pdf or jpg.

For more coloring, please check out my Coloring Book for Grown-Ups – Original Zendoodles by Daphné Essiet available on Amazon.com (free shipping with Prime)

Your New Favorite Coloring Book for Adult

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Scientists, along with artists (who are scientists too – iMO) have demonstrated that people have a universal aesthetic inclination for symmetry and patterns.

From Conceptualizing a Coloring Book to Creating a Tool For Better Mental Health!

When I started my artistic practice back in 2018, symmetrical designs were one of the first type of drawing I experimented with, and honed my illustrator skills by creating my Chromatic Ecstasy collection:

Friends suggested that these designs would be perfect for coloring books. I thought it was a great idea, but I never got to put it together… I did some research and found out that coloring was a great way to relax and instantly break free from the stresses of everyday life! This was definitely something I wanted to get into. Of course, it does not replace seeing a professional therapist, but this is a fun tool to help people better their mental health by alleviating some of the temporary daily challenges, not unlike my gratitude journals!

Putting in the Work to Create Beautiful Symmetrical Illustrations

Since I only had a limited amount of illustrations, I had to work hard and spent this past month creating the additional “zen doodles” to be featured in this coloring book: in total, this book contains 50 original drawings I created on Procreate and then digitized in illustrator!

After all this hard work, I had to create the cover and create the inside of the notebook. It was a lot of work, but I have to say, it was worth it. I am super excited and proud to introduce you to my first “Coloring Book for Grown-Ups“. Here’s the cover below!

Perfect gift for experienced colorists/colorers looking for a little challenge!

some samples:

A little Timelapse of my work

Click here to purchase

Stay tuned for more by subscribing to my newsletter: I am already working on the second volume.

New This Month: January 2022

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Here are this month’s highlights. Feel free to reach out should you have any questions!

Stationery

Log Books

Stay Organized With This Ultimate Automotive Maintenance Record Book!

Car Maintenance Logbook to help you to keep track of all essential repairs and maintenance tasks. It is the perfect size for your glove compartment, and its flashy color cover will help you locate it in seconds!

Grateful kids are happier!

Practicing gratitude increases happiness, improves self-esteem, and lowers levels of stress—this is a perfect journal for little humans to experience the power of gratitude. Each page gives the children to write and draw their thanks on a daily basis, as they develop a healthy habit in their lives.

Kanji Practice Notebook

This is a 8.5in. by 11 in. 100 pages Kanji Softcover Practice Notebook

This elegant traditional notebook-style notepad contains 100 pages of kanji paper, also known as Genkouyoushi paper.

Each large square holds one character and each square is divided into four quadrants to guide the correct positioning of the elements of each character.

Online Boutique

Blankets in Love is Love Collection: Do you feel that your home is missing an eye-catching, yet practical design element? Solve this problem with a soft silk touch throw blanket that’s ideal for lounging on the couch during chilly evenings!

See you next month!

Galentine’s Day: on Friendship and Sisterhood

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Every single year, a few weeks after Christmas – millions of people religiously celebrate the highly anticipated and anxiety-inducing (for some) commercial holiday Valentine’s Day, when all extravagances are permitted (if not encouraged), grossing an average of 20 billion dollars annually out of your pockets (statista.com)

For the past decade, a new trend has been raging: on February 13th – one day shy of Valentine’s Day – thousands of women have been celebrating Galentine’s Day, the holiday dedicated to L.O.V.E.S like no other in many women’s life: friendship and sisterhood.

Where Does the Term Galentines come from?

The term “Galentine” was made popular by the comedic sitcom Parks and Recreation where Leslie Knope, one of the main protagonists, organizes a Dance to celebrate the women in her life. After the episode aired, back in February 2010, the term started to gain in popularity and started a life of its own becoming the phenomenon it is today.

Why Celebrate Galentines?

I usually try to celebrate and cheer up the women in my life as much as I can, yet feel for those who do not, it can become the opportunity to start something new. Society still tends to overlook our contribution as friends and sisters – and a gentle reminder of our importance is always welcomed.

How to Celebrate Galentines?

So many ways to do so! It does not have to break the bank and depending on your Galentine’s “Love Language” it can range from a handcrafted postcard to a phone call to remind them how much you appreciate and love them. , or a little gift to a coffee/lunch date!

Gift Ideas to Celebrate Galentines (From my Stores, hihi)

If you plan on spending some money, maybe that book they were talking about the other day, or a box of candy/chocolate is always a great idea. Here are gift ideas directly from my store:

Heart Blankets from my online store (enjoy $5 OFF with code THANKYOU22 – valid until 1/31/22)

Heart Notebooks from Amazon (free shipping with prime)

Gratitude Journals from Amazon (free shipping with prime)

Conclusion

Regardless of what you decide to get your Galentine, I am sure your gals will appreciate it!

Celebrating Love? Valentine’s Day is in Less than a Month!

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Love.

I wrote an entire section of a poetry book about it… Regardless of where you are from physically or socially, it is one of the topics most talked-about in the world.

I often think about it, especially romantic love. There seem to be many viewpoints and I am always open to hearing what others think about it, even if I have ideas of my own…

Since Valentine’s Day is around the corner, I thought I’d share with you a short essay I wrote back in 2015 (found in that same poetry book) where I attempt – in my limited human experience – to understand what it could mean to me.

#OnLoveAndLustAndEverythingInBetween (part3)

In logic and probability theory, two propositions (or events) are mutually exclusive or disjoint if they cannot both be true (occur). Shall we treat Lust and Love as two distinct functions evolving in two separate systems? How do both those states relate to Happiness? It sounds concurrently simple and complicated, hence the trickiness. In a nutshell, there is the Lust and there is the Love… and for the majority of my adult life, I somehow misconceived their respective meanings as well as mishandled their applications.

As these two ever-overlapping “concepts” wildly encompass a range of compelling feelings, and because they (may) relate and (may) interact with one another so closely, it would be difficult for me to comprehend them fully, or even partially – for that matter; however, I feel that today, I took one step away from my initial cluelessness. It seems as if Lust and Love feed into each others’ narrative. It seems as if they share a common purpose.

Lust is straightforward, Lust is simple, and there is basically little that can be done about it: Lust assesses how chemically compatible we are to someone, and how healthy would an eventual offspring be. Plain and simple and pragmatic. *Lust* solely relies on efficiency.

Love is intricate, Love is sophisticated, and may or may not stem from Lust, but regardless of where it originates, is built from the ground up. Love is potent, and there is basically little that can be done about it: Love allows discrepancies to be efficiently taken care of – in case something goes down – aka imbalanced chemical compatibility. Love relies on the problem-solving skills our elaborated brain cultivated, a defense mechanism we developed over time, for survival. Lust and Love appear to be chemically induced for our species’ lastingness. They started mutually exclusive, and merged, inclusively, “byproducing” happiness. 

So what if everything we have been lead to believe all along was flawed? What if happiness, as a purpose, was an illusion we created to rationalize our urges when in fact this is nothing but a bundle of chemical reactions. Not to say that a delusional state does not perfectly fit my inner desires, as this so-called state is “inherent” to my human condition, and hence there is basically little that can be done about it.

Today, this right here makes total sense to me and ergo allows my soul to be soothed, and my heart to cope with whatever concerns is clouding my deepest thoughts. For what it’s worth, in a (my) perfect world, I will from now on use my brain to ponder if the situation is conducive to what matters most; I will, for now on, use that intellect so to estimate how a context can generate its highest yield of Long Term Happiness – for the latter turns out to be a convolution integrating a customizable blend of #OnLoveAndLustAndEverythingInBetween.

What are Your Thoughts on Romantic Love?

Anything you’d like to share on Love or lust? Go in the comments and tell us about it!

Shameless Advertising of my Products!

Notebooks are always good ideas, especially when they are as cute as those. Maybe as a gift to yourself, a good friend, your Valentine or Galentine? I got one for everyone! check them out below!